Entrée en vigueur du cycle WLTP : une hausse inévitable du malus écologique ?

In mai 15, 2018

Depuis le 1er septembre 2017, le nouveau cycle WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures) se substitue progressivement à la procédure NEDC (New European Driving Cycle). A partir du mois de septembre de cette année, les pays de l’Union Européenne ne pourront plus homologuer, vendre ou importer des voitures neuves, non soumises à la nouvelle norme. Pour les constructeurs, cette dernière pourrait entraîner une hausse considérable du malus automobile.

Un taux de CO2 plus élevé

Bien que les chiffres fournis par la procédure NEDC permettent de comparer les véhicules entre eux, ils sont peu réalistes. Dans l’optique de mettre en lumière les réels impacts d’une voiture sur l’environnement, l’Union Européenne, en partenariat avec des experts en provenance du Japon et de l’Inde, a élaboré le protocole WLTP.

Si cette norme permet de mesurer les émissions de gaz à effet de serre avec davantage de précision, elle pourrait augmenter significativement le malus automobile. En effet, elle peut montrer des taux d’émission nettement plus élevés sur des véhicules ayant déjà été soumis aux tests du protocole NEDC.

D’après JATO Dynamics, les tests respectant la norme WLTP, réalisés sur une Peugeot 308 essence 1,2L Pure Tech, ont mis en exergue des taux de rejet de 12% à 14% supérieurs à ceux, fournis par la procédure NEDC. Pour une Volvo XC60, les différences vont de 6% à 16%.

A titre d’information, la nouvelle Civic diesel de 1,6L i-DTEC de 120 ch a été une des premières voitures ayant suivi le nouveau protocole. Les évaluations de cette Honda ont montré une consommation moyenne de 3,7L/100 km et des rejets de CO2 de l’ordre de 99g/km, soit 0,1L/km de plus et 5g/km de plus que l’ancienne génération.

Un malus en hausse

En raison du taux de rejet plus élevé, détecté à partir de la procédure WLTP, les automobilistes, notamment ceux qui prévoient d’acquérir une nouvelle voiture, devront se préparer à payer un malus nettement plus élevé.

En 2018, un véhicule rejetant 120g de CO2 par kilomètre, selon la norme NDEC, est soumis à un malus de 50 €. Toutefois, après avoir passé les tests du nouveau protocole, il peut montrer un taux d’émission supérieur de 5% (126g/km) à celle indiquée par l’ancien cycle, et sera donc soumis à un malus de 140 €, soit une hausse de 90 €.

A noter qu’en France, les automobilistes bénéficient encore d’un sursis. En effet, bien que la nouvelle norme remplacera définitivement le NEDC le 1er septembre 2018, le Gouvernement français ne se focalisera pas sur les valeurs réelles fournies par celle-ci avant le 1er janvier 2019, date à laquelle le SIV permettra l’utilisation du certificat de conformité électronique. Entre septembre et décembre 2018, il prendra en considération la valeur basse fournie par le cycle WLTP.

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