La guerre est déclarée entre les auto-écoles traditionnelles et les nouveaux acteurs low-cost

In juillet 2, 2016

Si la loi Macron devait procéder à une libéralisation des auto-écoles, elle n’a pas pu atteindre l’ensemble de ses objectifs. En effet, les établissements traditionnels ont mené un lobbying pour empêcher les nouveaux acteurs low-cost de se développer pleinement.

Des prix cassés et une numérisation des auto-écoles

Conscient de l’importance du permis de conduire pour les travailleurs, Emmanuel Macron a souhaité faciliter l’accession à ce diplôme en s’attaquant au monopole des auto-écoles traditionnelles. Cependant, de nombreuses réformes proposées par le Ministre de l’Economie ont été avortées, telles que le permis à 1 € ou l’examen du code de la route accessible dans les lycées.

Malgré la forte opposition des établissements traditionnels, une certaine libéralisation a été appliquée dans le secteur. Cette libéralisation a donné naissance à une numérisation des auto-écoles et à de nouveaux acteurs comme PermiGo, Lebermislibre, En Voiture Simone ou Auto-école.net. Ces derniers ont décidé de proposer des cours de code en ligne ainsi que des cours de conduite à des horaires très élargies.

Hormis l’accessibilité, les auto-écoles en ligne proposent des prix imbattables. En effet, si le forfait de vingt heures de conduite coûte en moyenne 1 450 € dans un établissement traditionnel, les nouveaux acteurs fixent leur prix à approximativement 800 €. Grâce à leurs tarifs exceptionnels, ils ont réussi à séduire un nombre important de candidats au permis de conduire.

La riposte des établissements traditionnels

Pour les auto-écoles traditionnelles, les entreprises proposant des cours en ligne et des prix cassés représentent un danger non-négligeable. Afin de dévoiler leur mécontentement face à la libéralisation, elles ont tout d’abord multipliés les opérations escargots dans de grandes villes de l’Hexagone, dont Nantes, Marseille et Paris.

Par ailleurs, elles ont pris l’agrément délivré par le préfet à leur avantage, pour freiner la numérisation de leur métier. Il faut savoir que pour obtenir un agrément, une auto-école doit disposer d’un local de 25 m² divisé en deux salles. La première salle doit être destinée à l’accueil des candidats tandis que la seconde, aux cours de code sur écran.

panneaux

Pour information, l’agrément aurait du être supprimé par la loi Macron. Toutefois, les syndicats d’auto-écoles ont convaincu Matignon de le conserver.

Leave A Comment